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Reuters
10/10/2011
Après la victoire de l'équipe de France face à l'Albanie, vendredi (3-0), les Bleus peuvent se contenter d'un match nul, mardi, face à la Bosnie, pour assurer leur place à l'Euro 2012. Pour Adil Rami, la mission ne sera toutefois pas aisée, face à une équipe qui reste dangereuse, notamment en raison de la présence d'Edin Dzeko en attaque. Le défenseur tricolore en profite au passage pour adresser un tacle à Miralem Pjanic…
Adil, comment jugez-vous votre performance de vendredi soir en défense centrale associé à Younès Kaboul ?
Je trouve que pour une première, ça s'est plutôt bien passé. Après, il faut dire ce qui est, on n'a pas eu non plus d'opposition percutante, donc ça ne nous a pas vraiment permis d'apprendre à nous connaître. Mais durant la semaine, on avait beaucoup parlé, Eric Abidal aussi nous avait donné pas mal de conseils, notamment sur le placement. Il nous a apporté son expérience.
Mardi soir, un nul peut suffire pour la qualification pour l'Euro 2012, cela représente-t-il un danger sur le comportement à adopter ?
Très franchement, je ne sais pas car c'est la première fois que je vis ça. Mais nous sommes des compétiteurs et on se doit de gagner les matches, peu importe l'équipe qu'il y a en face, et qu'on soit à la maison ou à l'extérieur. J'espère qu'on réussira à poser le jeu, à marquer.
Ne surestime-t-on pas la Bosnie-Herzégovine finalement, surtout au regard du match aller (0-2) ?
Non, ça reste une grande équipe, avec pas mal d'atout offensifs notamment. Et puis là-bas, nous avions fait le boulot qu'il fallait. Pour ma part, je pense que, jusque-là, j'ai réussi en Bosnie mon meilleur match en équipe de France. C'était ma première victoire en plus. Il faudra être très sérieux mardi soir, pendant 90 minutes, voire même 95.
En face de vous, vous aller retrouver Edin Dzeko et son grand gabarit, préférez-vous vous frotter à ce type de joueurs plutôt qu'à des petits gabarits plus mobiles ?
Je ne sais pas. Je ne crois pas qu'on puisse parler de préférence. En Liga par exemple, je ne croise pas la route de grands gabarits, j'ai plutôt affaire à des petits dribbleurs. Grâce à l'Espagne, je m'adapte. Et puis il n'y a pas de façon particulière de prendre un attaquant par rapport à son gabarit. Certains grands aiment la profondeur, d'autres jouent en appui. Une chose est sûre, Edin Dzeko fait partie aujourd'hui des meilleurs attaquants d'Europe. C'est moi qui devrai m'occuper de lui en principe, si je joue. C'est un joueur qui aime se déporter sur la gauche, sur la droite, alors il sera dans ma zone. Au match aller en tout cas, ca s'était passé comme ça.
Il y aura également Miralem Pjanic dans le camp d'en face…
C'est une pleureuse, il ne fait que tomber. C'est chiant. Je n'aime pas les joueurs comme ça, qui pleurent. Moi, je ne pleure pas. A part ça, c'est un bon joueur, doué techniquement. Il a une bonne qualité de passe et une bonne frappe de balle.
Ressentez-vous de la pression avant ce premier match couperet depuis que Laurent Blanc est en poste ?
Pas encore. On est tous conscient aujourd'hui que ce match face à la Bosnie-Herzégovine va être une finale mais rien ne change dans le groupe. Peut-être qu'on n'en est pas encore conscient, et c'est peut-être mieux comme ça. J'ai joué un match un peu comme ça avec Lille il y a deux saisons, face à Lorient, pour une qualification en Ligue des champions lors de la dernière journée de Ligue 1 et ça s'était mal passé. Mais à ce niveau, c'est vraiment une première pour moi, et c'est le cas pour pas mal d'entre nous. Je ne sais vraiment pas comment je vais aborder ce match.
Propos recueillis par A.L., à Clairefontaine
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